Ce qui m’a attirée à venir voir cette pièce, c’est la promesse d’une rencontre entre plusieurs disciplines artistiques. J’étais curieuse de découvrir comment la danse et le piano pouvaient se conjuguer au service d’un récit théâtral pour donner corps au “Journal d’un Fou” de Nicolas Gogol.
J’ai eu l’impression que le spectacle se déployait comme un poème vivant... Dès le début, le pianiste s’anime, puis le danseur s’anime également, suivant la musicalité, pendant quelques minutes, sans parole… une entrée en matière nous plongeant d’emblée dans un moment hors du temps. C’était beau à regarder… un moment poétique pour démarrer le récit.
Et puis, tout au long du spectacle, nous assistons à l’extraordinaire maîtrise des deux artistes sur scène. D’un côté, Guilhem Fabre - pianiste virtuose, qui fait naître par le musique une multitude d’émotions ; de l’autre côté, Mathieu Ganio - danseur étoile virtuose, également comédien, qui raconte autant le récit par sa voix que par son corps, avec une expressivité saisissante.
Ce spectacle m’a d'ailleurs donné envie d’aller lire l'œuvre originale de
Nicolas Gogol dans laquelle, selon le
résumé de l'oeuvre littéraire, il raconte que "
Pour échapper à une existence trop étroite, un petit fonctionnaire pauvre, relégué aux basses besognes, se réfugie dans l’illusion. L’illusion grandit dans son univers solitaire et peu à peu se substitue à la vie réelle, jusqu’à la folie. Un monologue croustillant à souhait, propice à l'imagination et à tous les possibles."
Il y a ainsi cette vie ordinaire faite de routines, de contraintes, de renoncements… et puis il y a ce monde intérieur que chacun construit pour dépasser les limites de son quotidien, par la rêverie, l’imagination, le désir.
Ici, l’adaptation imaginée par Orianne Moretti - avec la complicité du chorégraphe Bruno Bouché, explore comment, face à la monotonie du quotidien, peut naître un besoin vital d’échapper à sa condition et de réinventer sa vie ; tout en nous invitant à questionner notre regard sur celles et ceux qui s’écartent des normes établies… autant de questionnements identitaires et societaux qui me semblent universels.
Tout au long de la représentation, c’est, pour ma part, l’émerveillement qui a dominé. J’ai été littéralement subjuguée par la performance des deux interprètes, que ce soit dans la précision du jeu, la transmission d’émotions, la musicalité, le mouvement, la présence scénique… J’ai également été impressionnée par la maîtrise du souffle de Mathieu Ganio, capable de faire coexister danse et interprétation théâtrale avec une fluidité remarquable.
En bref, pourquoi je recommande ce spectacle ?
“Le Rappel des Oiseaux”, c’est une proposition artistique sensible, poétique, humaine, qui explore avec finesse la rêverie, le désir d’émancipation et notre équilibre intérieur.
Je recommande ce spectacle ne serait-ce que pour la qualité exceptionnelle de la performance des artistes sur scène, mais aussi pour son élégance artistique… Ce spectacle montre à quel point le théâtre, la danse et la musique se conjuguent parfaitement pour émerveiller le spectateur.
Que vous soyez amateur de théâtre, de danse ou de musique, il y a dans cette création une grande richesse capable de toucher chaque sensibilité… Bref, un moment hors du temps au théâtre que je ne peux que vous inciter à vivre à votre tour.
Sur ce, je vous dis à très vite, et au plaisir de se croiser dans une salle de spectacles, dans la vraie vie, ou bien ici-même, pour un nouveau récit d'aventure théâtrale.
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L'Équipe Artistique :
D’après le Journal d’un fou de Nicolas Gogol
Adaptation et mise en scène d’Orianne Moretti
Interprétation par Mathieu Ganio (jeu et danse), et Guilhem Fabre (au piano)
Création chorégraphique par Bruno Bouché
Création Lumières par Michel Cabrera
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Billetterie & Réservations :
🗓 du 3 au 25 juillet 2026, à 11h40 (relâche les 9, 16, 23 juillet)
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A l'attention des programmateurs, pour découvrir ce spectacle et l’amener dans votre ville et/ou lieu de spectacle, je vous invite à prendre contact avec :
Sylvie CHENARD, La Strada & Cie - lastrada.schenard@gmail.com.