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Rencontre avec Stéphane, Journaliste & Blogueur Théâtre

Rencontre avec Stéphane, Journaliste & Blogueur Théâtre
Lorsque je discute avec quelqu'un de passionné, je ne vois pas le temps passer, car le Passionné parvient à me transmettre sa passion par les mots, et surtout par son enthousiasme. Oui, parce qu'être passionné par quelque chose génère très souvent de l'enthousiasme. Un enthousiasme communicatif qui peut également booster l'interlocuteur. En tout cas, c'est la conclusion que j'en retire suite à de nombreuses expériences et rencontres.
Aussi, j'ai l'envie de lancer une série d'interviews de gens passionnés par le Théâtre pour savoir comment le spectacle vivant était arrivé dans leur vie, et ce que cela évoque pour eux.
J'ai eu le plaisir de rencontrer Stéphane. A 40 ans, il est le créateur de La Parisienne Life, un site d’actualité musicale et théâtrale. Il est passionné de musique, de théâtre, de voyages. Après un cursus littéraire, Stéphane a travaillé dans l’administratif avant de se lancer dans le journalisme, après un bilan de compétences.
Comment est née ta passion pour le théâtre et les spectacles ?
Même si j’ai toujours aimé la musique depuis mon plus jeune âge, j’ai mis très longtemps à aller voir un concert. Mon premier concert, c’était Dépêche Mode et je devais avoir 26 ans. Il s’est écoulé du temps entre mes 4 ans où mon premier 45 tours était Like A Virgin de Madonna, et mon premier concert de Dépêche Mode.
 
Pendant très longtemps, avant la création de La Parisienne Life, je n’allais voir que des comédies au théâtre. Que du divertissement, finalement que pour rire. Et au moment où j’ai créé La Parisienne Life, j’ai été sollicité par beaucoup d’attachés de presse, et trois mois après la création, je me suis dit pourquoi fermer une porte alors qu’on me proposait des spectacles qui étaient très variés.

Je peux aussi bien aller voir des comédies, que des classiques, des drames, de l’humour... vraiment de tout. [...] Ce que je recherche vraiment au théâtre, ce sont des comédiens qui vivent réellement ce qu’ils jouent.

Qu’aimes-tu voir et ressentir au théâtre ?
Je peux aussi bien aller voir des comédies, que des classiques, des drames, de l’humour... vraiment de tout. Avant, c’était les comédies, maintenant je dirais que ce n’est pas l’humour que je recherche au théâtre, parce que j’en ai beaucoup vu. Ce que je recherche vraiment au théâtre, ce sont des comédiens qui vivent réellement ce qu’ils jouent : c’est l’interprétation qui compte énormément.
 
Je recherche l’originalité au théâtre, et pas forcément le « nom ». Parce qu’il y a beaucoup de gens qui pensent que comme ce sont des comédiens connus – ou médiatisés – on s’attend toujours justement à un haut niveau, alors qu’en fin de compte il y a des jeunes comédiens qui ne sont pas encore médiatisés et qui sont tout aussi doués que des gens qui passent à la télévision.
Qu’est-ce que t’inspire la scène en général ?
La scène, c’est un espace d’expression. C’est quelque chose que je n’aurais pas fait moi-même. Faire du théâtre n’a jamais été quelque chose qui m’aurait intéressé. Même si j’ai souvent eu des rôles principaux dans les kermesses de l’école, je n’ai pas eu envie de suivre cette voie-là après. Ça aurait été plutôt la musique.

Il y a toujours quelque chose à défendre dans un spectacle. N’importe quel comédien a quelque chose à défendre, que ce soit dans son interprétation, dans le texte, il y a toujours quelque chose à mettre en avant sur scène.

En tant que spectateur, et en tant que journaliste, je dirais qu’il y a toujours quelque chose à défendre dans un spectacle, que ce soit le jeu du comédien, que ce soit le texte, la mise en scène, les décors.
 
J’ai une vraie culture musicale depuis plus de trente-cinq ans, donc je peux me permettre de critiquer un album ou un single d’un chanteur. Je ne me permettrais jamais de descendre en flèche un spectacle parce que je ne suis pas comédien moi-même, et qu’il y a toujours quelque chose à défendre dans un spectacle. N’importe quel comédien a quelque chose à défendre, que ce soit dans son interprétation, dans le texte, il y a toujours quelque chose à mettre en avant sur scène.
Y’a-t-il une anecdote ou un moment marquant que tu as vécu au théâtre ?
Dans mes très bons souvenirs au théâtre, je dirais Dérèglements de Contes au Théâtre Trévise. C’était toute une troupe qui détournait les Contes de Perrault. Le casting était vraiment excellent. Ils étaient six comédiens. J’avais interviewé les six comédiens pour justement mettre en avant cette pièce sur plusieurs semaines.
 
En tant qu'artiste aussi, Lucas Andrieu, parce que c’est un comédien – très jeune – vraiment prodigieux. Je l’ai vu dans deux spectacles. Sur scène on est vraiment bluffés du début à la fin, avec lui.
 
Il y a également la comédie Bonjour Ivresse, de Franck Le Hen, comme la plupart de ses pièces.
 
Tout ça, ce sont vraiment des souvenirs marquants au théâtre.
Trois artistes qui t’inspirent et pourquoi :
J’ai toujours été attiré par les artistes qui avaient peut-être un côté plus provoquant sans tomber dans le vulgaire. Des artistes qui se différenciaient vraiment des autres.
 
Madonna, parce que c’est la première artiste dont j’ai eu le premier 45 Tours, à 4 ans. J’ai suivi toute sa carrière. Avant, Madonna faisait les modes. Aujourd’hui, elle les suit. Comme tout a été fait en musique, c’est un peu dur de créer des nouvelles modes. J’aimais son côté provoquant, le fait qu’elle ait toujours osé – car dans les années 80, il n’y avait pas autant de femmes qui ont fait ce qu’elle a fait. Il y a et il n’y a eu qu’une Reine de la Pop, c’est Madonna.
 
Mylène Farmer, pour sa sensibilité, sa créativité visuelle et la mise en scène dans ses concerts.
 
L’écrivain Amélie Nothomb, que j’ai découvert quand j’avais 18 ans en lisant Stupeurs et Tremblements. A l'époque, je n’avais vraiment pas aimé. Je pense que je n’étais pas assez mature. J’avais lu peut-être la moitié du bouquin. Et un ou deux ans après, une amie m’a offert plusieurs livres d’Amélie Nothomb, et je suis complètement rentré dans son univers.
 
Il y a aussi Robbie Williams, que j’ai toujours suivi depuis les Take That jusqu’à maintenant. Il a une belle évolution.
 
Dans les artistes que j’ai rencontrés, lors d'interviews, il y a des vraies affinités qui se sont créées : je pourrais notamment citer Najoua Belyzel, parce que j’ai commencé le journalisme pour parler d’elle et j'apprécie sa sensibilité. Et également Marvin Jouno, un chanteur que j’ai découvert au tout début de sa carrière, je me retrouve dans ce qu’il dit et dans sa sensibilité à fleur de peau. C'est quelqu'un d'entier.
 
Trois lieux de spectacles qui t’inspirent et pourquoi :
Sans hésiter, le Théâtre de La Croisées des Chemins. Parce que ce théâtre a toujours une programmation hyper riche, intelligente, et curieuse. Mahmoud Ktari, le directeur et également comédien, est un véritable passionné qui est passionnant. C’est vraiment le théâtre parisien où j’essaie d’aller le plus souvent possible.
 
Le Théâtre Le Bout, parce qu’ils ont toujours de très bons one-man show. J’ai interviewé beaucoup d’artistes après les avoir vus là-bas. C’est un tremplin pour les futurs grands humoristes de demain.
 
Le théâtre A La Folie Théâtre, pour les mêmes raisons que La Croisées des Chemins. C’est un lieu qui est convivial, on s’y sent vraiment bien. On peut y voir quelque chose de très dramatique comme une comédie. C’est pour moi l’un des meilleurs théâtres de Paris.
 
Et le Théâtre Daunou, qui est pour moi l’un des plus beaux théâtres parisiens en termes de décors.
Portrait Chinois :
...si tu étais un film :
Sliver, de Phillip Noyce, avec Sharon Stone et William Baldwin.
 
...si tu étais une chanson :
Mistral Gagnant de Renaud qui m'a toujours beaucoup touché, et plus particulièrement ces dernières années.
 
...si tu étais une pièce de théâtre :
Le premier one-man show de Tristan Lopin, car quand je suis allé le voir, j’étais avec mon mari et une amie qui m’ont dit qu’ils avaient eu l’impression de me voir sur scène.
 
...si tu étais un personnage :
Tintin, car on m’a toujours dit que je lui ressemblais.
 
...si tu étais une citation ou une réplique :
La dernière phrase de Sliver, quand Sharon Stone dit : « T’as qu’à vivre ». Parce que je crois que dans la vie, il faut vivre par et pour nous-mêmes, et justement pas par procuration. Je crois qu’il n’y a que le vrai qui compte, et qu’il faut vivre en osant.

Le blog de Stéphane : La Parisienne Life

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La Théâtreuse en Baskets

Saltimbanque, Runneuse, Entrepreneure... Lauriane aka la Théâtreuse en Baskets, humaine au cœur tendre, passionnée de spectacle vivant, décortique et met en lumière le Théâtre.
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