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Rencontre avec Séverine, du blog Passions de Vie

Rencontre avec Séverine, du blog Passions de Vie
Dans ma quête quotidienne de gens passionnés et passionnants, j'ai rencontré Séverine grâce à notre passion commune pour les spectacle et l'Art en général.
Sous le pseudo "Miss Sissi Hart", cette Chargée de com', Danseuse, Pin-up, Influenceuse malgré elle, au tempérament Hypersensible, Passionnée, Gluten free, Paradoxale et Vivante, abordera ainsi son parcours, ses passions, et son rapport au théâtre, à la danse, au style vintage et à l'Art en général. Beaucoup de sujets alors abordés dans cette conversation riche en émotions.
 
Découvrez ainsi l'interview de Séverine, du blog Passions de Vie, et entrez dans son p'tit univers pailleté de passionnée.
Tout d'abord, il est important de préciser que le lieu dans lequel nous nous trouvons n'est pas un lieu anodin pour Séverine.
 
Peux-tu nous décrire ce lieu et ce qu’il représente pour toi ?
 
Séverine : Le lieu qu’on a choisi, c’est le Café du Gymnase, à Paris, en face du Grand Rex. Effectivement, c’est un lieu très important pour moi, parce que c’est comme ça que tout a commencé quand je suis arrivée à Paris.
J’ai déménagé. En deux jours, j’ai dû prendre la décision de quitter le Sud, et une amie de ma cousine m’a prêté son appartement. Elle m’a juste donné le nom de la station de métro : Bonne Nouvelle. Et quand je suis arrivée avec ma valise, je suis sortie face au Rex et je me suis dit : « Je vais habiter à côté du Grand Rex ! ».
Même si l’on n’habite pas Paris, le Grand Rex est connu : c’est les avant-premières, les tapis rouges... c’est mythique ! Pour la passionnée de spectacles que je suis, habiter là, en face du Grand Rex, c’était juste très émouvant. Et je suis très attachée à ce quartier : même si, depuis, je n’y vis plus, j’y reviens inévitablement si je dois sortir, rencontrer des amis, c’est ici que je viens.
 
Ton pseudo est Sissi Hart. Pourquoi ce choix et en quoi ce pseudo te représente-t-il ?
 
Crédits Photo : Ewa Cieszkowska
Séverine : Sissi est mon surnom. Mon vrai surnom donné par ma famille et mon petit frère depuis que je suis toute petite, en tant que grande fan de Romy Schneider et de Sissi Impératrice.
Comme Séverine, mon vrai prénom, était un peu compliqué à dire, mon frère, spontanément, un jour, a dit « Sissi » en me voyant. Il a fait une association d’idées et du coup c’est resté. C’est un surnom qui me suit partout, et qui au départ était pour mes proches.
Plus tard, à l’époque des Skyblog, j’avais repris un petit peu ce surnom. J’avais laissé tomber parce que je n’avais plus de blog et donc plus de vie « publique ». Et quand j’ai recréé mon blog il y a 3 ans, je me suis dit que ça pouvait être sympa de créer un « vrai-faux » personnage parce que, même si je parle de moi, même si c’est vraiment moi, ça fait moins violent pour les gens qui me connaissent vraiment. Et pour ceux qui ne me connaissent pas, c’est un peu plus doux. C’est une façon de s’identifier aussi sans avoir un vrai nom et un vrai prénom.
 
Et le « Hart » … Alors, le « Hart », longue histoire aussi. C’est un pseudo que j’avais choisi pour revenir sur les réseaux sociaux après une histoire sordide d’agression. Je ne voulais plus trop qu’on me retrouve avec mon nom et mon prénom. Donc, j’ai choisi « Hart », en hommage à Roxie Hart, le personnage de Chicago, qui a été un coup de foudre quand j’ai vu le film. Ça a été un coup de foudre parce que cette nana est naïve, innocente, se fait avoir… elle tue un mec. Et puis, petit à petit, en prison, on voit qu’elle se fond dans le moule, elle devient manipulatrice, elle arrive à berner tout son petit monde, et elle s’en sort avec les honneurs, la gloire et les paillettes. Alors, ce n’est pas très glorieux, je l’avoue, mais sur le moment, ça m’a beaucoup parlé. Et depuis, c’est resté. Ça fait maintenant 9 ans.
https://passionsdevie.blog/, le blog de Séverine

https://passionsdevie.blog/, le blog de Séverine

Tu as donc un blog, « Passions de Vie », où tu nous parles de ton expérience personnelle et de tes passions. Comment as-tu eu envie de poser cela par écrit ?
 
Séverine : J’ai toujours aimé écrire. Soit sous forme de prose, soit sous forme de lettre destinée à personne. Les rédactions au lycée, c’était ma passion. J’aime raconter des choses, j’aime raconter des histoires. Et le blog c’est - je crois - mes copines qui en ont eu ras-le-bol d’écouter mes histoires et qui mon dit un jour : « Alors toi, avec tout ce que tu nous racontes, tu pourrais écrire un livre ou un blog. » Et je crois que, deux jours après, le blog était créé. Bon, forcément, ça a évolué depuis, mais c’est toujours mes expériences. La section qui fait le plus rire c’est, en général, la section où toutes les célibataires un peu « Bridget Jones » ou « Carrie Bradshaw » se retrouvent.
Alors, je ne me plains par sur mon blog, même si parfois j’y parle de choses qui sont très négatives, mais je parle toujours d’un retour d’expérience. C’est toujours un cheminement de ce qui m’est arrivé, de comment ça m’est arrivé, de pourquoi ça m’est arrivé, et aujourd’hui où j’en suis. C’est pour ça que ça peut parler aux gens aussi, c’est que, selon le moment où on en est dans nos vies, mon expérience peut parler aussi. Parce que finalement, je ne raconte rien d’exceptionnel, mais juste la vie quotidienne d’une nana de 30 ans qui vit dans une grande ville.
 
Si tu devais pitcher ton blog en une phrase pour donner envie de le lire ?
 
Séverine : C’est « La vie ordinaire d’une nana qui croît aux licornes et aux flamants roses. »
 
Comment souhaites-tu que ton blog soit perçu et comment as-tu envie de le voir évoluer ?
 
Séverine : Je suis déjà assez surprise de voir que de plus en plus de gens me suivent et réagissent, se retrouvent, sont émus. Ou parfois, des choses dont ma famille un peu moins proche n’est pas forcément au courant mais apprend via mon blog, et du coup, on en parle après : ça m’a rapprochée d’une cousine qui habite à Toulouse. C’est assez sympa !
Le voir évoluer ? Aussi bizarre que cela puisse paraître, j’aimerais qu’il reste comme ça, qu’il reste simple, qu’il reste accessible, sans rajouter trop de publicité, sans rajouter trop de partenariats… Uniquement des choses qui me ressemblent, que je consomme dans la vraie vie, que je vis dans la vraie vie. Qu’il évolue en même temps que moi en fait. Voir que tous les deux, on grandit, on évolue, et qu’on embarque des gens avec nous, dans notre monde, et que du coup, on s’éclate.

Je crois en l’amour, je crois en l’amitié, je crois en tout ça. Et je crois, aujourd’hui, dans la société où l’on vit, avec « adoptetonfuturex.com », « trouve le mec à côté de chez toi », « viens et clique », etc., on ne prend plus le temps d’apprendre à connaître les gens. On ne prend plus le temps de se réunir autour d’un café. C’est des conversations groupées sur Messenger, et on a l’impression qu’on s’est vu la veille alors que pas du tout.

 
Sur ton blog, on peut également voir ta passion pour le Vintage. D’où te vient cette passion ?
 
Séverine : Quand à 9 ans on connaît l’intégrale de Michel Sardou par cœur, je crois qu’on est un peu rétro, déjà !
En fait, j’aime l’élégance. J’aime aussi toutes ces valeurs un peu désuètes, quand on se fait la cour, quand on se tourne un peu autour, quand quelqu’un nous tient la porte, quand quelqu’un nous laisse passer en voiture. Je crois en l’amour, je crois en l’amitié, je crois en tout ça. Et je crois, aujourd’hui, dans la société où l’on vit, avec « adoptetonfuturex.com », « trouve le mec à côté de chez toi », « viens et clique », etc., on ne prend plus le temps d’apprendre à connaître les gens. On ne prend plus le temps de se réunir autour d’un café. C’est des conversations groupées sur Messenger, et on a l’impression qu’on s’est vu la veille alors que pas du tout.
Je pense que la musique aussi avait un certain charme à l’époque… J’aime le rock, le swing, les danses à deux… Je trouve ça très beau, très émouvant. Et l’été à Paris, j'adore aller sur les quais de Seine pour voir les cours de tango et de swing ! Il y a toutes les générations et voir les personnes âgées qui vont vécu cette période-là redanser à côté des plus jeunes qui n’ont pas vécu ça…ça m’émeut.
J’ai assumé ça très tard, il y a 3 ans, quand j’ai cherché une robe pour le baptême de ma filleule. J’étais la marraine, j’allais être « sur le devant de la scène » et j’avais envie de me sentir jolie, j’avais envie de me sentir bien. Je n’avais pas envie de quelque chose de trop court, je n’avais pas envie de quelque chose de trop étriqué… je voulais une robe « Cup Cake ». Ce que j’appelle une robe « Cup Cake », c’est une robe swing, une robe évasée en bas et cintrée en haut. Je voulais ça, et je l’ai trouvée sur un site rétro. J’ai mis cette robe et pour une fois je me suis sentie jolie.
Ça a été le début de tout. Et surtout, je me foutais de ce que les gens autour allaient penser. Je n’y ai même pas pensé une seconde. C’est parti dans un tourbillon, je l’ai assumé tout de suite et je suis sortie dans la rue en me disant : « de toute façon, je m’en fous, ça c’est moi ! ». Depuis, l’aventure continue, et je crois que je ne pourrais pas revenir en arrière.

Je n’aime pas être enfermée dans une case. Je fais de la danse orientale mais je ne suis pas forcément qu’une danseuse orientale pour autant. J’aime m’inspirer de tous les univers, et c’est vrai que si on m’enferme dans une case, j’ai tendance à étouffer parce que ça ne me ressemble pas.

Passons maintenant à ta passion du spectacle... Peux-tu nous dire quel est ton rapport aux spectacles et au théâtre ?
 
Séverine : Un peu comme Obélix, je suis tombée dans la marmite paillettes quand j’étais toute petite avec la danse. J’ai commencé avec les spectacles de l’école à 3 ans, et puis je n’ai jamais arrêté. J’ai découvert la danse orientale entre temps, le modern-jazz, la salsa, et j’ai fait du théâtre. J’aime autant pratiquer que découvrir d’autres univers vraiment aussi différents que la magie, l’humour, la comédie musicale, le théâtre classique, le théâtre moderne, le vaudeville, des choses un peu plus sombres…
Je me rappelle notamment un spectacle qui m’avait marquée, « Inconnu à cette adresse » : j’avais adoré le livre et, quand ça s’est joué, je me suis dit « je ne peux pas le louper ».
J’aime vraiment tout ce qui touche à la scène, tout ce qui touche à l’art. J’aime aller au musée, j’aime visiter des lieux, des architectures. Tout m’inspire en fait. Après, je m’en sers pour créer mon petit monde à moi.
J’aime aussi la mixité et je n’aime pas être enfermée dans une case. Je fais de la danse orientale mais je ne suis pas forcément qu’une danseuse orientale pour autant. J’aime m’inspirer de tous les univers, et c’est vrai que si on m’enferme dans une case, j’ai tendance à étouffer parce que ça ne me ressemble pas.
Depuis combien de temps fais-tu de la danse orientale, et comment est-ce devenu une passion ?
 
Séverine : Alors, là aussi, je crois que c’est l’instinct. Quand on est née à côté de Marseille, et qu’on a une famille un peu métissée espagnole, méditerranéenne, française, les sonorités du soleil, ça nous parle. Et puis un jour, à l’occasion du spectacle de fin d’année de mon école de danse dans le sud, on passait juste après la danse orientale : on était planqués dans les coulisses et je les regardais avec les yeux qui brillaient. Parce qu’elles étaient heureuses, qu’elles avaient des paillettes… C’était des sons qui me parlaient, c’était quelque chose qui me parlait aussi. Et en général, je suis comme ça : quand ça me parle, je fonce !
Je me suis dit : « mais mince, on peut prendre des cours de ça ! J’aime et on peut prendre des cours ! »
Crédits Photo : Nina Tyu
Donc, j’ai commencé les cours à la rentrée. J’avais 17 ans, j’ai commencé les cours de danse orientale, et j'en suis tombée amoureuse, tout de suite. Parce que… grandes, petites, vieilles, moins vieilles, des formes, pas des formes, des seins, pas des seins… on était toutes là. Il n’y avait vraiment pas ce qu’on peut retrouver parfois en jazz ou en classique quand on monte les niveaux, il n’y avait pas de standards, pas de stéréotypes. Tu pouvais être blonde aux yeux bleus, brune aux yeux marrons, ou rousse aux yeux verts, on s’en foutait… Et j’ai trouvé cela génial ! Donc, humainement et artistiquement, c’est vraiment un monde qui me plaît, qui m’embarque.
Cette année, je me prends une petite pause, parce que j’ai envie de changer de profession, etc. et ça me demande du temps. Et comme je ne sais pas faire les choses à moitié, et que la danse me demande énormément de temps et énormément d’énergie, cette année je fais le choix de mettre un peu d’ordre. Mais ce n’est pas pour autant que je ne ferais pas un stage ou un festival ou deux quand l’occasion se présentera, histoire de me remettre dans le bain, de voir mes copines, parce que j’ai rencontré mes meilleures amies à la danse orientale. Et puis, ma prof parisienne, je l’adore ! C’est vraiment une grande famille et je n’ai pas envie d’en sortir.

La scène, c’est à la fois jouer un rôle et être soi-même.

Qu’est-ce que t’inspire la scène en général ?
 
Séverine : Paradoxalement, la scène, c’est à la fois jouer un rôle et être soi-même, pour moi. C’est que le public pense que tu joues un rôle, du coup tu peux te permettre d’exprimer ce que tu es vraiment. C’est très paradoxal. Je crois que si je devais me définir en un mot d’ailleurs, ce serait « paradoxale ».
J’ai pu exprimer parfois des choses sur scène : alors que tout le monde me voyait comme la nana souriante, rigolote, solaire, etc., les meilleurs retours que j’ai eus sont sur des chorégraphies très tristes. Parce que ça voulait dire quelque chose pour moi au moment où je le faisais.
J’aime incarner une émotion, j’aime passer un message, j’aime raconter une histoire aux gens, qu’elle soit la mienne ou celle de quelqu’un d’autre. La scène… c’est magique !
Je crois que c’est très difficile d’y mettre les mots quand on a commencé petit, parce que quand on est petit, on ne se rend pas compte de tout ça. C’est quand on grandit qu’on se dit « mais je suis morte de trouille ! » à l’idée de faire un concours ou une scène, mais en fait, c’est tellement libérateur et on se sent tellement bien après ! Et ça passe toujours tellement vite… c’est addictif en fait. Très addictif !
Quelles sont tes inspirations artistiques, professionnelles et humaines, et pour quelles raisons ?
 
Séverine : Alors… « Professionnelles », je vais dire toi, sans démagogie. Parce que, dans mon entourage, tu es celle qui a fait une poussée monumentale du tout au tout. Quand je t’ai rencontrée, tu étais très timide et c’est limite si tu t’excusais d’être là. Où tu en es aujourd’hui, c’est vraiment impressionnant. Donc, ouais, tu es une inspiration professionnelle.
 
« Artistiques » … j’en ai tellement !
Mes copines, qui osent être elles-mêmes sur scène, qui donnent des cours, qui se lancent des défis aussi sans arrêt sur scène.
Ma prof de danse, qui en plus est une jeune maman et qui continue de mener de front tous ses projets et son petit bébé chou qui est trop mignon.
Une autre danseuse que j’aime beaucoup, qui est brésilienne, c’est Esmeralda Colabone, qui est très « old school » et « vintage » dans sa façon de danser : c’est d’ailleurs elle qui a créé la chorégraphie que j’ai dansée à la dernière scène ouverte à laquelle j’ai participé… et je me suis sentie tellement bien dans ce style !
Il y a beaucoup de gens qui m’inspirent et que je croise au fur et à mesure de ma route. Donc, oui, je crois que tous les gens que j’ai croisés ont pu m’inspirer d’une façon ou d’une autre, dans ce que je voulais faire comme dans ce que je ne voulais pas faire, mais ça m’a inspirée, ça ne m’a pas laissée indifférente.

Il y a beaucoup de gens qui m’inspirent et que je croise au fur et à mesure de ma route. Donc, oui, je crois que tous les gens que j’ai croisés ont pu m’inspirer d’une façon ou d’une autre, dans ce que je voulais faire comme dans ce que je ne voulais pas faire, mais ça m’a inspirée, ça ne m’a pas laissée indifférente

Si tu devais choisir 3 moments marquants et décisifs qui t’ont permis d’avancer, quels seraient-ils ?
 
Séverine : En premier, je dirais le moment où j’ai décidé de changer de lycée. J’étais dans un environnement qui ne me correspondait plus et j’ai osé dire à mes parents que je ne voulais plus rester. J’avais de bonnes notes, mais j’ai osé dire à mes parents que je voulais redoubler et changer de section. Et à ce moment-là, je me suis sentie libérée. Je suis partie dans une section qui était, certes, très technique, mais qui m’a permis de créer un spectacle, dans mes activités pour le BAC. J’ai réservé un théâtre, monté un spectacle, mis en scène un spectacle, et ça, je pense que c’est très marquant. Et je n’aurais pas pu le vivre si je n’avais pas pris la décision de changer de voie.
Ensuite, mon arrivée à Paris… parce que ça s’est fait en 2 jours et ce n’est pas une expression de Marseillaise ! Ça s’est vraiment fait en deux jours : le vendredi, je passais un entretien d’embauche pour la boîte où je suis actuellement depuis 7 ans et on m’a dit : « est-ce que vous pouvez commencer mardi ? ». Je me suis dit « si je dis non et que je recule, je ne viendrais jamais. ». Donc, j’ai dit oui. Donc, entre le vendredi et le mardi, il a fallu que je fasse mes valises, prévienne mes parents, trouve un appart’… alors que je n’étais quasiment jamais partie de chez moi. Et je suis arrivée seule à Paris… ce n’était pas pour un mec, ce n’était pas pour suivre quelqu’un, c’était vraiment pour moi, parce que j’ai trouvé du boulot et que je n’en trouvais pas dans le sud. Je pense que quand c’est notre destin, quand c’est écrit pour nous, tout se goupille bien. Et quand je suis sortie du métro et que j’ai vu le Grand Rex, que j’ai su que j’habitais à deux pas de l’Opéra Garnier, à deux pas de tous les théâtres, le Palace, Mogador, le Casino de Paris qui n’est pas très loin non plus, à deux pas des Halles et de mon cours de danse, j’avais tout ce que j’aime à portée de main, et… c’était comme ça que ça devait se passer.
En troisième… je dirais que c’est en ce moment. Je ne peux pas définir précisément pourquoi mais je sens que quelque chose change. Quelque chose change en moi, dans mes comportements, dans ma façon de consommer, dans mes envies aussi… J’aspire à être un peu plus calme bizarrement – même si ça ne se voit pas forcément, même si ce n’est pas encore flagrant – de vraiment me concentrer sur des choses qui me tiennent à cœur et de ne plus m’éparpiller sur des petites choses… qui me font plaisir, mais qui ne sont plus des grands moments comme j’ai envie de les vivre. Donc, je pense qu’en ce moment est un troisième moment marquant.

Je pense que ma pire ennemie, c’est moi. C’est mes doutes, mon manque de confiance en moi… parce que, malgré tout, j’ai les cheveux rouges, je fais 1m80, je parle fort, mais je n’ai pas confiance en moi.

Si demain, on te donnait l’opportunité de réaliser ton plus grand rêve, quel serait-il et pourquoi ?
 
Séverine : Quand je disais qu’en ce moment était un moment charnière, c’est que j’étais toujours pleine de petits rêves et pleine de petites envies. Et là – ça va faire la fille blasée – mais à force de vivre tout ce qu’on a envie de vivre, on est obligés de se poser un moment en se disant : « mais maintenant, qu’est-ce qui me reste à vivre ? ».
J’ai voulu rencontrer Vincent Niclo, j’ai rencontré Vincent Niclo… J’ai voulu danser sur une grande scène, j’ai eu l’opportunité de danser un solo sur la scène du Gymnase… Quand on a vécu des moments comme ça, on se dit : « mais, qu’est-ce qui peut me rester ? »
Crédits Photo : Charlotte Szczepaniak
Je ne veux pas être blasée… Donc, c’est vrai qu’en ce moment je m’interroge. Trouver un boulot qui me passionne, arriver à rencontrer quelqu’un de bien pour une fois… et continuer ma vie telle qu’elle est parce que je l’aime. J’aime tout ce que je vis, mais peut-être le partager à la fois avec des gens dans mon domaine professionnel et dans mon domaine sentimental.
 
Qu’est-ce qui t’empêche aujourd’hui de réaliser ce rêve ?
 
Séverine : Je pense que ma pire ennemie, c’est moi. C’est mes doutes, mon manque de confiance en moi… parce que, malgré tout, j’ai les cheveux rouges, je fais 1m80, je parle fort, mais je n’ai pas confiance en moi. Je n’ose pas forcément demander de l’aide aux gens qui m’entourent, que ce soit du « piston » ou même parfois quand je ne vais pas bien. Je n’arrive pas à demander de l’aide aux gens parce que, de toutes façons, les réponses ne peuvent venir que de nous-mêmes. On ne peut pas demander aux gens de porter pour nous notre manque de confiance, on ne peut pas leur demander de nous trouver un travail, on ne peut pas leur demander de vivre à notre place.

Pour m’affronter moi-même, ça va déjà commencer par une introspection et nettoyer certaines choses en moi-même.

Es-tu prête à l’affronter ta « pire ennemie » ?
 
Séverine : Oh bah, je pense qu’en ce moment, on se bat un peu toutes les deux ! Mais, oui, j’ai vraiment envie de bouger les choses. C’est pour ça, quand je parlais de mon mode de consommation que j’essaye de changer, c’est autant mon mode de consommation humain que mon mode de consommation matériel. Je pense que pour y voir clair, on a besoin d’être dans un environnement clair.
Même une relation humaine nous demande de l’énergie parce qu’on s’investit, et c’est vrai que parfois on se trompe : ça fait longtemps que ça ne m’est pas arrivé de me tromper, et maintenant, j’arrive à cerner.
Et puis aussi les objets… quand on vit dans un environnement encombré, quand on ne sait plus où poser les choses, quand on ne sait plus où mettre les mains, quand on ne sait plus par où commencer pour nettoyer, pour ranger…Tout ça, ça embrouille le cerveau.
Donc, pour m’affronter moi-même, ça va déjà commencer par une introspection et nettoyer certaines choses en moi-même.
 
Si je te dis « Mektoub », qu’est-ce que tu me dis ?
 
Séverine : C’est « L’Alchimiste ». C’est Paolo Coelho. C’est un tatouage que j’ai. C’est ce en quoi je crois profondément. Que rien n’arrive par hasard, que tout a un sens et c’est à nous de le déchiffrer. Et que, ce n’est pas la destination qui importe, mais c’est le voyage, c’est tout ce qu’on vit. Ce n’est pas le trésor aux pieds des Pyramides – puisque c’est le sujet du livre – c’est tout le chemin qu’on fait pour arriver jusqu’à ce trésor, et c’est se rendre compte que ce trésor, on l’a déjà dans les mains.

Ce n’est pas la destination qui importe, mais c’est le voyage, c’est tout ce qu’on vit. Ce n’est pas le trésor aux pieds des Pyramides,c’est tout le chemin qu’on fait pour arriver jusqu’à ce trésor, et c’est se rendre compte que ce trésor, on l’a déjà dans les mains.

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Portrait Chinois

 
Si tu étais…
…un personnage : Roxie Hart (Chicago)
…une citation : « Quand tu veux vraiment quelque chose, tout l’Univers conspire à te l’apporter. »
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Le blog de Séverine : https://passionsdevie.blog/

Son Instagram : www.instagram.com/miss_sissi_hart

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La Théâtreuse en Baskets

Saltimbanque, Runneuse, Entrepreneure... Lauriane aka la Théâtreuse en Baskets, humaine au cœur tendre, passionnée de spectacle vivant, décortique et met en lumière le Théâtre.
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